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Écrire des dialogues réalistes n’est pas aisé pour tout le monde. Un dialogue réussi fait avancer l’histoire et étoffe les personnages tout en fournissant une pause lors de longs énoncés.
Cependant, de même que le dialogue réaliste est l’un des outils les plus puissants à la disposition d’un auteur, rien n’ennuie plus rapidement le lecteur qu’un mauvais dialogue. Développer une bonne oreille prend du temps mais observer les règles simples et les pièges à éviter présentés ici peut faire une différence énorme.
1. Écoutez comment les gens parlent.
Avoir « le sens » des discours naturels est essentiel pour écrire de bons dialogues. Commencez par faire attention aux expressions que les gens utilisent et à la musique de leurs conversations quotidiennes. Cet exercice demandera à être fait de façon plus formelle mais, en général, il est utile de commencer à exercer son oreille en faisant attention à la façon dont les gens parlent.
2. Les discours réalistes ne sont pas tout à fait « réels »…
Mais le dialogue devrait se lire comme si c’était un discours réel. Comment faire cela ? Alfred Hitchcock disait qu’une bonne histoire était » la vie, avec les parties mornes en moins. » Cela s’applique parfaitement au dialogue. La transcription d’une conversation serait totalement ennuyeuse à lire. Couper les mots de remplissage et les répliques fastidieuses, c’est-à-dire tout ce qui ne contribue pas à faire avancer l’histoire.
3. Ne donnez pas trop de renseignements d’un coup.
Le lecteur ne doit pas avoir l’impression qu’on le gave de faits importants. Laissez l’histoire se dérouler naturellement. Vous n’avez pas à tout dire d’un coup ; faites confiance au lecteur pour se rappeler des détails de l’histoire.
4. Entrecoupez les dialogues d’action.
Rappelez à votre lecteur que les personnages sont humains en situant les dialogues dans le monde réel. Des détails physiques aident également à couper les répliques sur une page : les longues parties dialoguées sont plus faciles à lire par l’œil humain quand elles sont coupées par de la description, et vice versa.
5. N’exagérez pas les marqueurs de dialogues.
Aller trop au-delà des « dit-il/elle » attire l’attention sur les marqueurs, or vous voulez que l’attention du lecteur soit centrée sur votre brillant dialogue, pas sur votre capacité à penser aux synonymes de « dire ».
6. Stéréotypes, blasphème et argot.
Faites attention à ne pas tomber dans les stéréotypes et le blasphème ; utilisez l’argot avec modération. Tout cela risque de distraire ou d’agacer votre lecteur.
7. Lisez énormément.
Faites attention aux raisons pour lesquelles certaines choses fonctionnent ou pas. Quand êtes-vous pris par l’action ? Où avez-vous arrêté de croire en tel personnage ? Ou, au contraire, quand le personnage est-il vraiment sorti de la page et comment le dialogue a-t-il permis cela ? Vous pouvez commencer à lire comme un écrivain en reprenant quelques auteurs classiques ou en prenant une anthologie et en faisant votre propre liste d’auteurs à étudier.
8. Ponctuez le dialogue correctement.
Les règles de ponctuation des dialogues peuvent être difficiles. Prenez un moment pour en apprendre l’essentiel. Un lecteur devrait se perdre dans votre prose, pas se sentir perdu en essayant de suivre votre dialogue.
Article de Ginny Wiehardt, journaliste et animatrice d’ateliers d’écriture, paru sur le site http://fictionwriting.about.com


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