
Pour écrire « Les meilleurs livres pour les enfants qui croient détester lire » (éd. Prima Publishing) Laura Backes a dû lire des centaines de livres pour enfants. De ses lectures ressortent huit éléments clés qui séduisent les lecteurs les plus récalcitrants ; elle nous les livre ici. Si vous pouvez travailler au moins trois des éléments énumérés ci-dessous dans votre livre, il aura une bonne chance d’être aimé par tous les enfants, même par ceux pour qui la lecture est une corvée.
Choisir des éléments pertinents pour les enfants.
Pour les auteurs de fiction, ce conseil s’applique aux thèmes et aux idées qui formeront la base de leur intrigue. Pour les œuvres ne relevant pas de la fiction, cette astuce concerne la façon dont l’auteur abordera le sujet qu’il choisira de traiter. Les idées évoquées devraient être pertinentes et utiles ; elles devraient pouvoir s’appliquer à la vie du lecteur. Au lieu de raconter au lecteur une histoire qui lui dise ce qu’il doit savoir en lui transmettant une leçon de votre point de vue d’adulte, essayez d’utiliser le cadre de référence de ce lecteur comme point de départ. Écrivez pour les enfants et non aux enfants. Et rappelez-vous que les livres peuvent se permettre d’être juste divertissants.
Adapter son texte à son public.
Selon l’âge et le niveau du lecteur, le texte doit présenter un défi, sans être toutefois écrasant. Efforcez-vous d’écrire votre histoire de la façon la plus claire possible ; utilisez des phrases formulées à la voix active ainsi que des noms et des verbes concrets. Si vous écrivez pour des lecteurs récalcitrants dont la tranche d’âge est large (8-12 ans par exemple), utilisez un vocabulaire accessible aux plus jeunes tout en suscitant l’intérêt des enfants les plus âgés de ce spectre.
Faire une présentation unique.
Les lecteurs récalcitrants préfèrent souvent les œuvres non fictives aux œuvres de fiction car elles traitent de sujets qui correspondent à leurs intérêts personnels. Trouver un angle nouveau ou inhabituel pour aborder votre sujet contribuera à maintenir cet intérêt vivant. De l’humour ne fait pas de mal non plus. Dans « C’est dégueulasse » et « Nous en avons mangé ! De vraies histoires de nourriture du monde entier », James Solheim attire les lecteurs par leur goût des grossièretés tout en introduisant subtilement des éléments historiques à côté.
Attirer par la vue.
Les auteurs n’ont généralement pas leur mot à dire sur la conception d’un livre, mais les auteurs/illustrateurs le peuvent. Les polices à grands caractères, l’utilisation généreuse d’espaces blancs et les illustrations apportant des précisions sur le texte, aident à briser le carcan des mots et à rendre le livre moins intimidant à lire.
Article de Laura Backes, auteur et éditrice du Children’s Book Insider, paru sur le site http://children.fictionfactor.com


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